Vitrine d'un salon de coiffure avec un tableau de prix

Affichage des prix en salon de coiffure : ce que la loi impose

L’affichage des prix en salon de coiffure est fixé par l’arrêté du 27 mars 1987 : le tarif, en prix TTC, se pose en vitrine et près du lieu de paiement. Il compte au moins dix prix pour un salon pour hommes ou pour dames, et au moins vingt pour un salon mixte. Une carte complète des services se tient en plus à la caisse.

L’arrêté de 1987, le texte qui encadre les tarifs des coiffeurs

L’arrêté du 27 mars 1987 relatif à la publicité des tarifs de coiffure s’adresse à tous les exploitants de salons. Il est consultable sur Légifrance, et ses articles 1 et 2 sont en vigueur depuis le 21 octobre 1987.

Ce texte est propre à la profession. Le principe est le même que pour les autres activités, comme le montre l’affichage des tarifs dans les commerces, mais la coiffure impose un nombre minimal de prix et un emplacement précis.

Tableau de prix : dix ou vingt prestations TTC

Le tableau reprend au moins dix prix TTC des prestations les plus courantes dans un salon pour hommes ou pour dames. Un salon mixte en affiche au moins vingt, dont dix pour les hommes et dix pour les dames.

Une structure classique couvre le shampoing, la coupe, le brushing, la couleur et les mèches, chacun avec son prix toutes taxes comprises. Un prix hors taxes ou une mention « à partir de » sans montant ne remplit pas l’obligation.

Les forfaits qui regroupent au moins deux prestations figurent aussi sur le tableau, et ils détaillent les prestations qui les composent. Un forfait « coupe, couleur, brushing » indique donc ce que le client obtient pour son prix.

Vitrine et caisse : où placer le tableau de prix

Le tarif s’affiche en vitrine, de manière visible et lisible depuis l’extérieur du salon. Un passant doit pouvoir le lire depuis le trottoir, sans entrer.

Le même tarif est affiché à l’intérieur, au lieu de paiement, de façon visible et lisible pour la clientèle. Les deux tableaux, dehors et dedans, mentionnent la possibilité de consulter la carte des prestations.

La lisibilité compte autant que la présence du tableau : taille des caractères, contraste, éclairage de la vitrine. Pour la formulation des mentions, l’information claire du client sur un visuel donne des repères utiles.

Tableau de prix lisible posé sur la vitrine d'un salon

Carte des prestations et note remise au client

La carte complète recense tous les services proposés dans l’établissement, avec leur prix TTC. Elle se tient à la caisse, et des exemplaires sont mis à la disposition de la clientèle dans le salon.

La note est un document distinct, issu de l’arrêté du 3 octobre 1983. Voici ce qui s’applique à un salon :

  • La note est obligatoire avant le paiement quand la prestation atteint 25€ TTC ou plus, et sur demande du client en dessous.
  • Elle est établie en deux exemplaires, dont l’original revient au client, avec la date, le nom et l’adresse de l’entreprise, le détail des prestations et les montants hors taxes et TTC.
  • Le salon conserve son double pendant deux ans et rappelle la règle par un affichage au lieu de paiement.

Contrôles et sanctions en cas d’affichage absent ou incomplet

Les salons sont contrôlés par la DGCCRF et les directions départementales de la protection des populations (DDPP), qui vérifient notamment l’affichage des prix. Un contrôle compare le tableau de la vitrine, celui de la caisse et la carte.

Un manquement à l’information sur les prix expose le salon à une sanction administrative, avec une procédure contradictoire qui laisse au professionnel le temps de présenter ses observations. Le montant dépend de la nature du manquement et de la forme de l’entreprise : le choix du statut de l’entreprise change donc l’exposition du gérant.

Caisse d'un salon de coiffure avec tableau de prix et carte

Un tableau périmé, un prix hors taxes ou une carte absente de la caisse sont des écarts faciles à relever, et aussi faciles à corriger avant un contrôle.

Fixer et modifier ses tarifs sans sortir des règles

Chaque changement de prix se répercute sur les trois supports : le tableau de la vitrine, celui de la caisse et la carte des prestations. Un tarif modifié sur un seul support crée une incohérence que le client peut opposer au salon.

Les prix des coupes pour femmes et pour hommes peuvent différer, à condition que l’écart s’explique par la prestation réalisée (longueur de cheveux, temps passé, technique). Il se justifie par le service rendu, pas par le genre du client.

Les remises ont aussi leur place, à condition de ne pas brouiller le prix de référence affiché. C’est le cas de la fidélisation dans les petits commerces, où l’avantage s’ajoute à un tarif resté lisible.

Un salon qui révise ses prix une fois par an peut profiter de cette mise à jour pour relire l’arrêté de 1987 point par point et vérifier le nombre de prestations affichées.

Coup de coeur des lecteurs

Flotte automobile : comment structurer ses achats pour optimiser la fiscalité ?

Selon plusieurs études sectorielles, la fiscalité représente désormais jusqu’à 30 % du coût total de détention d’un véhicule professionnel. Dans un contexte marqué par…

Ce que la responsabilité des entreprises change vraiment aujourd’hui

Certains chiffres dérangent plus qu'ils ne rassurent. Certaines multinationales affichent des bilans RSE positifs tout en étant régulièrement épinglées pour des pratiques controversées dans…